#Kari1
La nouvelle série écrite par Johana Gustawsson. Mais cette fois-ci, elle collabore avec Thomas Enger.
Ici, Ici tout le monde ment… est le titre entier de ce premier opus. Kari est la fille du commissaire de police. Elle a été mariée, mais son mari disparait. Lors d’une fête d’anniversaire, son fils disparait. Les années passent et malgré l’enquête, la douleur, Kari n’a pas abandonné. Elle est sûre et ne veut pas admettre que son fils est mort.
Sept ans plus tard, Kari est très renommée professionnellement. Elle collabore avec la police, tient des conférences et essaie de faire partager son savoir. Car Kari sait lire le comportement des personnes face à elle. Elle apprend le meurtre de deux jeunes filles qui programmaient une fête d’Halloween. Sa meilleure amie, Ramona, commissaire de police, a besoin de l’aide de Kari, de son expertise comportementale, lors des premiers interrogatoires. Tout accuse Jesper. Mais Kari a une sensation que tout n’est pas dit. De plus, elle connaît tous ceux qui sont concernés par ces meurtres, les familles, les amies des deux jeunes filles, Jesper, … Kari va mettre un grand coup de pied dans la fourmilière et cela ne fera pas forcément plaisir aux forces de l’ordre. Kari est sûre que Jesper n’est pas le coupable. Elle va donc user de son professionnalisme, de son écoute, pour tenter de le faire parler. Elle va enquêter de son côté, mettre sa vie en danger, mais elle n’abandonnera pas et interrogera toutes ces familles qui semblent avoir des choses à cacher.
Au tout début, j’ai dû revenir sur les pages car je me suis rendue compte que les deux jeunes filles étaient les amies du fils de Kari, que le jeune garçon, accusé des meurtres, était le meilleur ami du fils de Kari. J’ai trouvé un bon polar comme je les aime. Les personnages ont été très bien travaillés. Kari est une femme forte, qui n’abandonne pas mais qui traine cette douleur de ne pas connaître le sort de son fils. Heureusement qu’elle est assez bien entourée, par des personnes de confiance, qui l’aiment. Elle sait comment mettre ses interlocuteurs en confiance. Dès le départ de ce roman, j’ai été attirée par le thème de la spécialité du langage corporel. Cela donne des pistes pour tenter de découvrir ceux qui mentent, ceux qui ne sont pas à l’aise. Le thème est très travaillé mais sans être rébarbatif. Le duo d’auteurs fonctionne à merveille. Le lecteur n’arrive pas à savoir qui écrit quoi, tout est fluide. Le lecteur découvre, tout de même, des familles assez aisées. Mais que se cache-t-il lorsque les portes sont closes. Ce roman est, quand même, consacré à des adolescents, pas forcément heureux en famille, avec leurs amis. Les réseaux sociaux, la popularité peuvent briser ces adultes en devenir. Cela peut être également de la rancoeur, de la haine, entretenue au fil des années par un manque d’amour. Cela peut être également de la manipulation à tous les niveaux. Les rebondissements sont nombreux et quelques vérités sont assénées. La fin donne des pistes et laisse présager, je l’espère, de bonnes suites. Pratiquement un coup de coeur.